48 heures à Lisbonne, version locale
Destinations · 6 min de lecture

On commence toujours Lisbonne par le mauvais bout : le tram 28 bondé à midi, la file de Belém, les restaurants à menu plastifié de la Baixa. Il existe pourtant une autre manière de faire, plus lente et beaucoup plus juste.
Le premier matin, montez à Graça avant huit heures. Les belvédères sont vides, la lumière rase les azulejos, et les cafés de quartier servent une bica à quatre-vingts centimes. Redescendez ensuite à pied vers Alfama : la ville se déplie escalier après escalier.
L'après-midi appartient à Marvila, l'ancien quartier industriel devenu terre de brasseries et de galeries. Le soir, choisissez une taverne de fado sans enseigne lumineuse : on y chante pour la salle, pas pour les cars.
Le second jour, prenez le train de Cais do Sodré vers Cascais. Descendez une station plus tôt, à Carcavelos, marchez le long de l'océan et revenez pour le dîner. C'est cela, Lisbonne : une ville qui donne toujours plus quand on ralentit.
